Revue de presse : Les 10 infos de septembre
Vous ne lisez pas le Dauphiné Libéré, mais les infos marquantes vous intéressent ?
Le média ici Grenoble vous propose la ''Grevue de presse'' : une sélection d'infos courtes et percutantes glanées dans la presse locale ou dans nos réseaux.
Au menu de septembre : l'électrochoc caniculaire, le retour des incendiaires militants, l'affaire Bruel à Grenoble et plein d'autres infos.
Bonne lecture !
* * *
L'ÉLECTROCHOC CANICULAIRE
Grenoble au ralenti. Des rues désertes. Une atmosphère intenable et oppressante. Vous aussi, cet été, vous avez eu l'impression de revivre le confinement de 2020 ?
Vous aussi votre sang se glace quand vous entendez une ribambelle de spécialistes annoncer le pire à venir ? Le chercheur Christian Clot prédisant bientôt 50 degrés à Grenoble. Le chef du SDIS 38 Jérome Petitpoisson alertant sur des mégafeux inévitables en Isère. Le glaciologue Olivier Gagliardini craignant des coulées de boues torrentielles dans les Alpes comme au Népal.
Vous aussi vous êtes saisi-e de vertige face au "Que faire" ? De rage face à l'inaction gouvernementale, Macron en Jet ski tandis que l'État diffuse des manuels Comment gérer l'éco-anxiété ? Du vertige, encore, face à l'ampleur de tout ce qu'il faut repenser pour éviter le pire : les logements, les déplacements, les systèmes de production, d'énergie, de consommation, les relations internationales ? Comment sortir de ce capitalisme qui détruit nos conditions de vie sur Terre ?
Et cette grande question : à Grenoble comme ailleurs, l'électrochoc caniculaire va-t-il produire des effets politiques ? Ce trauma collectif va-t-il peser dans les présidentielles ? Le 26 septembre, la nouvelle Marche interluttes pour le Climat sera-t-elle le point de départ de mobilisations massives ? Combien de temps la jeunesse va-t-elle accepter le saccage de son avenir ?
Déferlons dans les rues samedi 26 !
(Le Dauphiné Libéré, 22/06/26, 01/08/26, 28/08/26)

La Marche pour le Climat de 2019
* * *
BURKINI ET PISCINES PRIVÉES
Le monde brûle, mais quelle est l'urgence pour la droite grenobloise ? Contre quoi lutter de toutes ses forces ?
Le burkini évidemment.
Après des années de procédures au tribunal administratif, des élu-e-s de droite ont réussi à faire annuler l’article 10 du règlement intérieur des piscines municipales de Grenoble. Celui qui autorisait certains types de burkinis depuis 2022.
Dans les faits, la mairie avait déjà modifié le réglement pour interdire les maillots de bain à jupette, tout en autorisant la plupart des maillots couvrants. Une victoire féministe et antiraciste décrochée par 4 ans de luttes du syndicat des femmes musulmanes et de feu l'Alliance citoyenne.
Tandis que la droite grenobloise s'efforce d'empêcher des femmes musulmanes de se baigner, les riches construisent de plus en plus de piscines individuelles. 1,5 millions recensées en 2021, 1,7 millions aujourd'hui. Ce boom se vérifie en Isère : + 9% en seulement 5 ans. Et encore, il ne s'agit que des chiffres officiels. Pour traquer les dizaines de milliers de piscines illégales, l'État décortique désormais les photos satellites avec des IA. Plus de 6 000 piscines ont déjà été détectées en Isère, avec de fortes amendes à la clef.
(Dauphiné Libéré, 20/06/26, 25/06/26)

Les pictogrammes des piscines de Grenoble
* * *
QUI OSERA PLONGER DANS L'ISÈRE ?
C'est l'une des promesses de campagne de Laurence Ruffin : pouvoir se baigner dans le Drac et l'Isère en été. Un sacré défi technique déjà imaginé par ici Grenoble il y a dix ans.
Prévue le 30 août, la première baignade municipale dans l'Isère a été reportée au 12 septembre. Pourquoi ? Trop de bactéries toxiques et fécales dans l'eau. Les analyses microbiologiques seront-elles meilleures en septembre ?
Si la baignade a lieu, elle sera fortement encadrée. Il faudra s'inscrire, présenter une carte d'identité, s'équiper d'une bouée d'eau libre, dériver par petits groupes du quai Jongkind au pont de Chartreuse, sous la surveillance constante d'un sauveteur ou d'une sauveteuse.
Combien de Grenoblois-es auront envie de se plonger de façon si rigide dans les eaux turbides de l'Isère, en aval des usines de puces électroniques et des stations d'épuration du Grésivaudan ? La mairie promet 2 millions d'euros d'aménagements pour rendre ces baignades plus libres, propres et sécurisées.
Pour en savoir plus sur les rêves de la mairie, nous vous recommandons l'étude Grenoble et ses rivières, vers des baignades possibles et désirables.
(Dauphiné Libéré, 13/06/26, 28/08/26, 29/08/26)

Rêvons un peu...
* * *
BRUEL VIOLAIT AUSSI À GRENOBLE ?
Selon Mediapart, Patrick Bruel aurait violé une jeune femme à Grenoble en mai 2000, après un concert. Tout aurait commencé par une discussion avec plusieurs spectatrices, dont Séverine, 27 ans. Apprenant qu’elle était kinésithérapeute, le chanteur lui aurait demandé un massage pour soulager des douleurs de dos. Il l'aurait violé après la séance, dans une chambre d’hôtel fermée à clé. 26 ans plus tard, Séverine vient de porter plainte, malgré la prescription.
Près de trente femmes accusent désormais Patrick Bruel de violences sexuelles et sexistes. La justice va-t-elle examiner la plainte de Séverine ? Les viols vont-ils enfin devenir imprescriptibles ?
(Mediapart, 08/06/26)

* * *
COMBIEN DE MINEURES PROSTITUÉES À GRENOBLE ?
Trois jeunes dealers du quartier Hoche viennent d'être condamnés pour prostitution de mineures. Comme à Marseille, les services judiciaires et éducatifs de Grenoble alertent sur l'explosion du trafic sexuel de jeunes femmes âgées de 17 ans, 15 ans, parfois moins. La plupart sont des filles en grande précarité sociale et affective, souvent hébergées dans des foyers de l'Aide Sociale à l'Enfance.
Comment expliquer ce cauchemar ? Qui recrute ces jeunes filles ? Qui sont les clients ?
Dans son enquête Les cramés, le journaliste Philippe Pujol explique les mécanismes d'emprise les plus courants : des "Lover boys" plutôt mignons traquent et repèrent des jeunes filles vulnérables sur les réseaux sociaux ou près des foyers ASE. Ils les séduisent, leur offrent de beaux cadeaux, promettent monts et merveilles. Une histoire d'amour "idéale" commence. Une histoire avec de plus en plus de drogues, en commençant généralement par des susbstances "festives" comme le protoxyde d'azote.
Une fois la fille "amoureuse" et dépendante, le chantage commence. Le Lover boy affirme par exemple qu'il a des dettes, qu'il est menacé de mort, que si la fille se prostitue juste une fois ou deux il sera sauvé. L'engrenage infernal se met en place.
Droguées, épuisées, piégées, les jeunes filles subissent jusqu'à 30 clients par jour, générant chacune 150 000 à 300 000 euros de cash par an. Des sommes colossales. Une partie des clients sont les narcotrafiquants eux-mêmes, des centaines de guetteurs et de vendeurs qui "s'organisent" un système de relations sexuelles gratuites ou à prix dérisoire. Jusqu'à ce que les jeunes filles soient rejetées à la rue, dans un état de santé épouvantable.
Face à l'ampleur et la gravité de ces trafics sexuels, les services judiciaires et éducatifs de Grenoble ont créé une cellule spéciale d'intervention. Une cinquantaine d'adolescentes sont déjà suivies. Est-ce suffisant ? Face à des narcotrafiquants de plus en plus nombreux, rapaces et malins, Philippe Pujol insiste sur l'urgence de protéger par tous les moyens possibles les filles de l'Aide Sociale à l'Enfance.
(Dauphiné Libéré, 16/07/26, 03/03/26)

* * *
UN DATACENTER GAVÉ DE PFAS
Le Supercalculateur IA en cours de déploiement à Eybens est-il une bombe chimique à retardement ?
Selon le collectif Stop Dataone, le système de refroidissement de cet énorme datacenter fonctionnera avec du R1234ze, un liquide de refroidissement considéré comme PFAS. Lorsqu'il se dégrade dans l'atmosphère, ce liquide générerait un gaz climaticide qui se transforme en acide trifluoroacétique, toxique pour le foie.
Selon les calculs de Stop DatOne, le volume annuel de fuites de R1234ze pourrait dépasser les 800 kilogrammes lorsque le datacenter atteindra la puissance nominale de 110 MW. Il deviendrait alors le plus gros émetteur de PFAS atmosphériques en Isère.
Face à ces accusations, le PDG de DataOne, Charles-Antoine Beyney, affirme qu'il n'y aura jamais de fuites.
(Dauphiné Libéré, 25/06/26)

* * *
LE TRAFIC DE PESTICIDES INTERDITS
Fin juin, des militant-e-s des Faucheurs volontaires se sont discrètement introduits sur un site de BASF près de Lyon. En inspectant les produits stockés par l’entreprise, ils ont découvert des pesticides dont le commerce est interdit en France, un an après une trouvaille similaire.
Largement pratiqué en Isère, le trafic de pesticides interdits pourrait expliquer la présence de nombreuses susbstances toxiques dans la nappe phréatique sous Grenoble. Par exemple le HCH bêta, un insecticide théoriquement interdit depuis 1998.
Combien de temps laissera-t-on les agriculteurs productivistes isérois saccager notre eau, nos sols et notre santé ?
Pour en savoir plus nous vous recommandons notre dossier : L'eau sous Grenble est-elle toxique ?
(Reporterre, 30/06/26)

L'action des faucheurs à Lyon. Photo Reporterre
* * *
LE RETOUR DES INCENDIAIRES MILITANTS ?
Ces derniers mois, plusieurs sabotages par le feu ont été revendiqués dans l'agglomération grenobloise : l'Incendie d'une armoire à fibre optique de Dassault le 18 juin, une pelleteuse d'Eiffage le 27 juin, un véhicule de l'entreprise Equans le 21 juillet.
Quel sera le prochain incendie politique spectaculaire ?
Rappelons que de 2017 à 2022, plus de 15 incendies volontaires ont frappé l'agglomération, causant des millions d'euros de dégâts : le CCSTI, 11 véhicules d'Enedis, plusieurs bâtiments et véhicules de la gendarmerie de Grenoble et de Meylan en 2017, du matériel de chantier carcéral de la société Eiffage en 2018, les locaux de France Bleu Isère, 8 véhicules EDF, l'Église Saint-Jacques et la salle du conseil municipal de la mairie de Grenoble en 2019, une série d'antennes-relais en 2020, des installations et des véhicules de Constructel à Sassenage et Brézins en 2021, neuf lignes électriques dont une à très haute tension sous le pont de Brignoud, contre les usines Soitec et ST Micro en 2022.
Pour prendre conscience des stratégies probables de la police pour retrouver les incendiaires, nous vous recommandons notre dossier : Qui espionne les militant-e-s à Grenoble ?
(Dauphiné Libéré, 02/07/26)

Le pont de Brignoud qui brûle en 2022
* * *
FRANCK SISINI ENCORE CONDAMNÉ
Vous vous souvenez de Franck Sisini ? Mais si, l'ancien élu Front National à Fontaine. Celui qui avait tenu ces propos infâmes en 2017, en plein Conseil municipal : "Pour loger les Roms, je pense qu’il pourrait y avoir un auto-financement. [...] La Métropole devrait leur payer le dentiste afin de récupérer leurs dents en or".
Accusé d'incitation à la haine raciale, il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et quatre ans d’inéligibilité.
Fin 2025, son ADN a été retrouvé sur des os de porc déposés devant l'une des salles de prière musulmane de Fontaine, rue Marguerite-Tavel. Avec des tags "Islam dehors" et "Charles Martel 732". Après avoir nié les faits en garde à vue, il a finalement reconnu sa culpabilité devant les juges.
Lors de son procès, Franck Sisini a présenté des excuses confuses envers la communauté musulmane, affirmant qu'il était "en dépression totale"., tout en demandant aux musulmans de "rentrer dans leur pays pour pratiquer leur religion". Les juges l'ont condamné à 10 mois de prison avec sursis, une obligation de se soigner, de travailler et d'indemniser les parties civiles, une inéligibilité de 5 ans et il'nterdiction de s'approcher du lieu de culte musulman situé à 200 mètres de son domicile.
(Dauphiné Libéré, 11/06/26)

Franck Sisini au Conseil municipal de Fontaine, protégé par Alexandre Gabriac
* * *
LE RETOUR À 90 KM/H
La droite iséroise poursuit sa décadence : alors que la sécurité routière vient d'annoncer une mortalité en hausse de 78% sur les routes en Isère, Jean-Pierre Barbier, le président LR du département, annonce fièrement le retour à 90 km/h sur la quasi-totalité du réseau routier en janvier 2027.
Depuis 2018, le gouvernement français imposait une limite de 80 km/h sur la plupart des routes départementales. Objectif ? 3 000 à 4 000 mort-e-s de moins en dix ans. Malgré une accidentologie qui ne fait qu'empirer en France, la réduction de la vitesse semblait porter ses fruits. Et limiter les gaz à effets de serre.
Combien de personnes meurent sur les routes en Isère ? 40 à 80 personnes par an, soit plus de 1 000 décès et 12 000 blessé-e-s en 20 ans. Comme une guerre à petit feu, sur le bitume.
Parmi toutes ces victimes, quelle est la proportion de personnes issues de classes populaires ? Pendant plusieurs années, le chercheur Matthieu Grossetête a étudié le lien entre l'accidentologie et les inégalités sociales. Les résultats sont saisissants : Des accidents de la route pas si accidentels.
(Dauphiné Libéré, 11/07/26, 24/08/26, 29/08/26)

Extrait de la revue Casseurs de pub
* * *
Cette revue de presse vous a intéressé ?
Vous trouverez dans la revue de presse de juin 2026 des infos sur un soupçon de "Bétharram" en Isère, le nouveau journal SEDITIUM, un Grenoblois dans la flottille pour Gaza et plein d'autres infos.
Nous vous recommandons aussi la revue de presse de mai 2026 sur le boum des vols à l'étalage, des pistolets imprimés en 3D, une loutre près de Grenoble, la confusion autour de la ZFE et plein d'autres actualités.
N'hésitez pas à consulter enfin la revue de presse d'avril 2026 sur le pourcentage de femmes maires en Isère, le bio et le cadmium, la "désistance" bientôt à Grenoble et plein d'autres infos.