Revue de presse : Les 10 infos d'avril

01/04/2026
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Vous ne lisez pas le Dauphiné Libéré, mais les infos marquantes vous intéressent ?

Le média ici Grenoble vous propose la ''Grevue de presse'' : une sélection d'infos courtes et percutantes glanées dans la presse locale ou dans nos réseaux.

Au menu d'avril : le pourcentage de femmes maires en Isère, le bio et le cadmium, la "désistance" bientôt à Grenoble et plein d'autres infos.

Bonne lecture !

 

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COMBIEN DE MAIRES FEMMES ?

Les urnes ont parlé, le patriarcat aussi. Sur les 512 communes de l'Isère, seulement 143 sont dirigées par des femmes. 72% des maires sont des hommes. Ils étaient 82% en 2014. Ici comme ailleurs, la parité progresse très lentement.

Ce pourcentage de mairesses varie fortement selon la taille des villes. 41% des communes iséroises de moins de 1 000 habitant-e-s sont dirigées par des femmes. Mais seulement 15,8% des communes de 1 000 à 5 000 habitant-e-s. Et seulement 11,9% des communes de plus de 5 000 habitant-e-s.

11,9%, c'est-à-dire 8 mairesses. Dont Laurence Ruffin, la première femme maire de Grenoble. Que peut-on espérer suite à sa victoire ? Voici notre analyse critique : Laurence Ruffin maire : ses promesses, nos espoirs.

(Dauphiné Libéré, 24/03/26) 

 

 

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CRYPTOMONNAIE ET KIDNAPPING

Ces derniers mois un peu partout en France, de plus en plus de personnes se font kidnapper et torturer pour obtenir l'accès à leur stock de cryptomonnaies. Dernier fait marquant en Isère : le 11 février à Saint-Martin-le-Vinoux, une magistrate grenobloise et sa mère ont été enlevées par un commando. Le but ? Faire pression sur le compagnon de la jeune femme, dirigeant d’une société lyonnaise liée aux cryptomonnaies.

Selon l'expert en espionnage numérique Fabrice Epelboin, les adresses des personnes possédant des cryptomonnaies sont massivement hackées depuis l'obligation de déclarer ces avoirs au fisc. Les services de l'État semblent incapables de sécuriser ces données.

Le piratage des adresses personnelles ne concerne pas seulement les cryptomonnaies. De plus en plus de tireurs sportifs sont également cambriolés pour leur voler leurs armes à feu.

(Elucid, mars 2026 ; Dauphiné Libéré, 11/02/26) 

 

 

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VERS LA FIN DU BITUME ?

Plus de 2 150 euros le kilomètre chaque année, sans compter le coût du personnel. Selon l'Observatoire national de la route, le prix moyen pour entretenir les routes départementales ne fait qu'augmenter. Dans les zones alpines, il peut dépasser les 20 000 euros par kilomètre et par an.

En Isère, plus d'un milliard d'euros ont déjà été dépensés pour gérer les 4 700 kilomètres de routes depuis dix ans. Le problème n'est pas seulement la flambée du prix du pétrole et donc du bitume. C'est surtout le désastre climatique qui bouleverse notre modèle routier. L'assèchement des sols suivi de pluies diluviennes produit de plus en plus d'éboulements et d'affaissements des voies. Le prix d'entretien des routes pourrait être multiplié par six d'ici 2050. Combien de temps ce coût sera-t-il supportable pour les collectivités locales ?

Dans les zones montagneuses, la durée de vie des infrastructures routières a déjà baissé de 30 à 50%. Les services départementaux envisagent d'abandonner une partie des routes, notamment dans les vallées les plus encaissées et les moins peuplées.

(Dauphiné Libéré, 14/01/24, 29/03/26) 

 

 

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DE MOINS EN MOINS DE BÉBÉS

11 800 bébés sont nés en Isère en 2025. Ici comme ailleurs, la natalité chute inexorablement : -22% par rapport à 2010. Pour la première fois en France depuis 1945, le nombre de décès est plus élevé que le nombre de naissances.

Comment maintenir une population active dans ces conditions ? De nombreux démographes comme Hervé Le Bras insistent sur le rôle crucial et salutaire de l'immigration.

(Dauphiné Libéré, 24/03/26) 

 

 

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ENFER À LA VILLENEUVE

Imaginez le cauchemar. Vous dormez paisiblement chez vous, quand soudain une détonation vous réveille. On vient de jeter un cocktail Molotov dans votre appartement. Puis des balles sifflent autour de vous. L'un de vos enfants est blessé.

C'est le drame vécu par une famille soudanaise à la Villeneuve, le 26 février dernier. Les assaillants se sont trompés d'adresse : ils souhaitaient terroriser l'habitant de l'appartement voisin.

Dans l'agglomération grenobloise, la liste des balles perdues ne fait que s'allonger. Le 5 août 2025, une balle traversait la fenêtre d'un appartement de la galerie de l'Arlequin. Le 6 août, la fenêtre d'un appartement rue Jean Prévost à Fontaine. Le 27 mars à Saint-Martin-d'Hères, une balle traversait la vitre de la chambre d'un bébé, à 30 centimètres du lit. Le 15 novembre 2024 place Saint-Bruno, une balle se fichait dans le double vitrage d'une cuisine, sur la trajectoire d'un couple en train de dîner.

Comment sortir de cette spirale infernale ?  Nous vous recommandons notre dossier : Narcotrafic à Grenoble : 5 solutions radicales.

(Dauphiné Libéré, 22/03/26) 

 

 

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ATTENTION AUX TIQUES

Selon une récente étude de l'Inrae, près de 17% des tiques analysées en Isère sont porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Cette maladie peut entraîner une fatigue chronique, de fortes douleurs articulaires, des troubles cardiaques et neurologiques. Consultez rapidement un-e Docteur-e en cas de piqûre.

(Dauphiné Libéré, 15/03/26) 

 

 

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CADMIUM-SUR-ISÈRE

Après les pesticides, les PFAS et les microplastiques, voici un nouveau désastre du capitalisme industriel.

Une grande enquête de Santé Publique France révèle une contamination massive au cadmium des céréales, des pains et des pâtes industrielles. Ce cancérogène pourrait expliquer l’explosion des cancers du pancréas, des maladies osseuses et des problèmes de reproduction.

D'où vient le cadmium ? Des engrais phosphatés répandus en abondance par les agriculteurs productivistes, en particulier les roches broyées provenant de mines marocaines.

Manger bio protège-t-il du cadmium ? Plusieurs études suggèrent une moindre contamination des produits issus de l'agriculture biologique, grâce à l'utilisation préférentielle d'engrais organiques.

Convertir toute l'agriculture française au bio, serait-ce la solution ? Non seulement l'agriculture industrielle nous mène à l'anthropocide, mais elle condamne les alternatives. Même si tous les sols contaminés au cadmium étaient cultivés dès maintenant en agriculture biologique, le problème persisterait : alors que la plupart des pesticides présents dans les sols sont éliminés au bout de quelques années, le cadmium, lui, ne se dégrade pas. Combien de sols les agriculteurs productivistes ont-ils définitivement saccagés en Isère ?

Pour en savoir plus, nous vous recommandons l'enquête de Reporterre : Cadmium : manger bio limite l’exposition, sans être une solution miracle

(Reporterre, 02/04/26)

 

 

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ADIEU VENCOREX ?

L'ultime tentative de sauver l'usine Vencorex, un pilier des plateformes chimiques de Jarrie et du Pont-de-Claix, vient d'être rejetée par le tribunal des activités économiques de Lyon. Le projet Exalia était porté par des ancien-ne-s salarié-e-s de l'usine, avec un fort soutien de la Métropole et de la Banque Publique d'Investissement.

Que produisait l'usine Vencorex, classée Seveso seuil haut ? Du chlore, de la soude, de l'hydrogène, mais aussi des monomères et des isocyanates particulièrement toxiques, pour les vernis et les peintures.

Le tribunal a choisi de confier le démantèlement des infrastructures métalliques de Vencorex à un ferrailleur. Les dirigeants d'Exalia lancent des recours pour contester cette décision.

Voici l'occasion de relancer cette polémique : Fallait-il soutenir les Vencorex ?

(Dauphiné Libéré, 26/03/26) 

 

 

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RANDO PAS DES PUCES

Le collectif StopMicro prépare une nouvelle grande mobilisation contre l’accaparement des ressources par Soitec, ST et les industries du numérique : la Rando pas des puces. Une Marche du 4 au 7 juin de Varces à Crolles, avec de nombreux temps forts tout au long du parcours.

Vous souhaitez aider à préparer cette Marche ? Voici un tract explicatif avec tous les détails et la liste des besoins d'aide.

 

 

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LA "DÉSISTANCE" À GRENOBLE

Avez-vous déjà entendu parler du marrainage ou du parrainage de désistance ? Ce nouveau dispositif de justice restaurative sera déployé à Grenoble début 2027. Il permet à des bénévoles d'accompagner des détenu-e-s repenti-e-s cherchant du soutien

Concrètement, des rencontres mensuelles seront organisées par le Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation de Grenoble, dans un lieu idéalement neutre, confidentiel et convivial. Une dizaine de marraines, de parrains et autant de fillleuls seront accueilli-e-s par des animatrices spécialement formées.

Les binômes bénévole-détenu pourront ensuite échanger une fois par semaine, par téléphone ou dans un lieu public. Les discussions seront confidentielles. Le but est d'apporter du soutien, de l'écoute, de nouvelles perspectives. Ce dispositif ne concerne que les personnes condamnées à des mesures alternatives à la prison : du sursis probatoire ou une détention à domicile sous surveillance électronique.

Ce dispositif vous intrigue ou vous intéresse ? Une première réunion aura lieu mardi 28 avril à 17h. Pour plus d'infos : parrainage-de-desistance.alip-grenoble (at) justice.fr

Pour en savoir plus sur la justice restaurative, nous vous recommandons le film Je verrai toujours vos visages.

(Dauphiné Libéré, 30/03/26) 

 

 

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Cette revue de presse vous a intéressé ?

Nous vous recommandons la revue de presse de mars 2026 sur les mineures prostituées à Grenoble, un appel à témoins dans l'affaire Leveugle, les Premiers Secours en Santé Mentale et plein d'autres infos.

N'hésitez pas à consulter aussi la revue de presse de février 2026 sur une victoire contre Soitec, le boum des logements vides à Grenoble, des antidotes au burnout militant et plein d'autres infos.

Enfin, vous trouverez dans la revue de presse de janvier 2026 des infos sur l'épicerie augmentée de ST, l'attaque de la mosquée de Saint-Bruno, le prêt sur gage à Grenoble et plein d'autres actualités.