Revue de presse : Les (bonnes) nouvelles de mars

10/03/2025
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Vous ne lisez pas le Dauphiné Libéré, mais les infos marquantes vous intéressent ?

Chaque mois, le média ici Grenoble vous propose la ''Grevue de presse'' : une sélection d'infos courtes et percutantes glanées dans la presse locale ou dans nos réseaux.

Au menu de mars : une victoire pour les congés menstruels, le plus grand supercalculateur IA d'Europe bientôt à Grenoble, un bracelet anti-soumission chimique et plein d'autres infos.

Bonne lecture !

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LE 8 MARS TOUTE L'ANNÉE !

Commençons par une info réjouissante : plus de 5 000 personnes ont participé à la manifestation féministe du 8 mars à Grenoble. Une grande journée de fête revigorante, surtout après l'avalanche de discours masculinistes ces derniers mois dans les médias. Merci aux organisatrices, merci à l'Assemblée Générale féministe de Grenoble !

(Dauphiné Libéré, 09/03/25)

 

 

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UNE VICTOIRE POUR LES CONGÉS MENSTRUELS

On continue les bonnes nouvelles ? Le Tribunal administratif de Grenoble vient de rendre un premier verdict concernant les congés menstruels, les congés IVG et les congés second parent pour les employé-e-s des mairies de Grenoble, d'Echirolles, de Seyssinet-Parizet et Grenoble Alpes Métropole.

Ces avancées majeures pour les droits des femmes sont attaquées par la nouvelle préfète de l’Isère Catherine Séguin. La Préfecture considère que ces congés spéciaux contournent l'obligation de travail effectif de 1 607 heures par an pour les salarié-e-s de la fonction publique et ne sont pas validées par l'État français.

Que répond le tribunal administratif ? 

Pour le dire de façon simpliste : les juges reconnaissent le droit d'instaurer des congés menstruels, des congés IVG et des congés second parent, mais seulement si cette décision est signée sous forme de note de service par les maires ou le président de la Métropole, et non par une délibération collective.

Vous ne saisissez pas la subtilité de ce jugement ? Nous non plus. Mais pour comprendre cet imbroglio réglementaire, nous vous recommandons une analyse juridique de l'ADES.

La préfète va-t-elle faire appel de la décision du tribunal ? À suivre...

(Dauphiné Libéré, 19/02/25)

 

 

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UN BRACELET CONTRE LA SOUMISSION CHIMIQUE

De plus en plus de cas de viols par soumission chimique sont signalés en France. Lors d'une soirée, comment savoir si une personne a versé de la drogue dans votre verre ? 

Depuis quelques mois, la société iséroise Capucine and co commercialise un bracelet spécial vendu jusqu'ici seulement en Espagne. Ce bracelet permet de détecter 22 types de drogues dont le GHB, la cocaïne, l'héroïne, le LSD, l'amphétamine ou la méthadone. Il suffit d'appliquer une goutte sur le bracelet et d'attendre quelques secondes le résultat de la réaction chimique.

Pour plus d'infos : 06 15 61 74 96 ou capucineandco.net (at) gmail.com

Nous vous recommandons également notre dossier : Comment détecter un viol par soumission chimique ?

(Dauphiné Libéré, 26/02/25)

 

 

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DE L'EAU, DES TERRES, PAS DES PUCES !

Du 28 au 30 mars, le collectif STopMicro et les Soulèvements de la terre organisent une grande mobilisation à Grenoble contre l’accaparement des ressources par les industries du numérique et la "vie connectée". 

Soitec et ST Microelectronics, deux fabricants de puces électroniques, projettent de détruire des terres agricoles et de consommer encore plus d’eau potable pour agrandir leurs usines. 

Pour empêcher ces extensions, venez participer à deux jours de conférences et de discussions à la Bobine les 28 et 29 mars, et à une grande manifestation à Bernin le 30 mars.

Retrouvez le programme complet sur l'agenda d'ici Grenoble ou sur le site de Stop Micro.

 

 

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IA : LE PLUS GRAND SUPERCALCULATEUR D'EUROPE À GRENOBLE ?

Les luttes contre la folie technologique ne font que commencer...

Suite à l'annonce gouvernementale d'investir plus de 100 milliards d'euros dans l'Intelligence Artificielle en France, la société DataOne vient d'acquérir deux centres de données, à Villefontaine et à Grenoble (près d'Alpexpo) pour les transformer en supercalculateurs les plus puissants d'Europe.

D'ici la fin de l'année, chaque site disposera d'une puissance de 15 MW pour faire tourner plus de 10 000 GPUs, ces cartes graphiques permettant le développement de l'IA. Le budget est colossal : plus de 800 millions d'euros ! Et ce n'est qu'un début. L'objectif est d'atteindre les 250 MW en 2027, puis 1 000 MW d'ici 5 à 7 ans, pour alimenter des centaines de milliers de processeurs GPUs. Une consommation électrique délirante.

Pour refroidir ces supercalculateurs, Data One annonce une consommation de 12 000 mètres cubes d'eau par an, l'équivalent de 3 piscines olympiques. Dans sa grande générosité, le PDG propose de distribuer l'eau réchauffée à 65 degrés pour fournir de la chaleur gratuite à des bâtiments proches des centres Data One.

Pour prendre un peu de recul sur l'IA, nous vous recommandons cette émission de Blast : IA, une des pires menaces pour l'humanité.

(Dauphiné Libéré, 12/02/25)

 

Une image de l'immonde clip "Gaza-Riviera" produit par Trump avec une IA

 

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LANCEMENT DU COLLECTIF ENFANTISTE 38

Inceste, maltraitance, coups, autoritarisme... Le nouveau Collectif Enfantiste de l'Isère se lance pour lutter contre les violences faites aux enfants et aux adolescent-e-s. Pour que les enfants soient considérés commme des êtres humains à part entière. Pour exposer un système qui se veut dominateur, où les adultes dominents les enfants.

Prochaine action : un rassemblement jeudi 20 mars devant le Palais de justice de Grenoble, pour dénoncer les complicités de la justice dans les affaires d’inceste.

Sur l'ampleur de l'inceste, nous vous recommandons notre dossier : 10% des enfants de Grenoble sont-ils victimes d'inceste chaque année ?

 

 

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UN CHIEN AU TRIBUNAL

Peut-être l'avez-vous déjà croisé au Palais de justice ou au CHU, dans l’unité d’accueil pédiatrique pour l’enfance en danger

Grenoble fait partie des rares villes de France possédant un chien d'assistance judiciaire. Tandem est un paisible Golden Retriever. Son rôle est d'aider à apaiser les victimes, en particulier les enfants, lors des procès ou des auditions. Un peu de tendresse dans ce monde de brutes. Porté par l’association France Victimes de Grenoble, ce projet est financé par le ministère de la justice.

Un projet qui pose quelques dilemmes. Lors d'une audience, que se passe-t-il quand Tandem décide d'aller apporter un peu de tendresse à la personne accusée d'actes incestueux ? Les réactions d'un chien au tribunal peuvent-elles influencer les juges et les jurés ? Ou donner des indices troublants, par sa réaction face aux mots ou aux émotions des plaignant-e-s ?

Pour en savoir plus, nous vous recommandons le reportage passionnant du journal Le Monde à Grenoble : Dans les tribunaux, des "chiens d’assistance judiciaire" pour une justice plus humaine

(Le Monde, 01/03/25)

 

Photo de Pablo Chignard pour Le Monde

 

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L'UNIVERSITÉ DE GRENOBLE ET L'ARMÉE RUSSE

Sur le campus, un partenariat secret entre l’Institut National Polytechnique (INP) de Grenoble et l’entreprise militaire Lynred soulève de vives polémiques.

Tout a commencé avec la découverte de capteurs thermiques Lynred dans des drones russes utilisés en Ukraine, et ce malgré l'embargo international. Or des étudiant-e-s et des chercheurs de l'INP Grenoble travaillent actuellement avec Lynred pour améliorer leurs capteurs infrarouges, en y intégrant de l’intelligence artificielle. Ces capteurs vont-ils équiper à terme l'armée russe ? Est-ce acceptable que le campus travaille directement ou indirectement pour des industries militaires ?

Pour l'instant, les dirigeants de l'INP Grenoble refusent de rendre public le contenu de leur convention avec Lynred, au nom du "secret en matière commerciale et industrielle". Sur le campus, quels sont les autres partenariats opaques liant des chercheurs à l'industrie militaire ?

Pour en savoir beaucoup plus, nous vous recommandons l'enquête de Mediapart : L’université de Grenoble est accusée d’aider indirectement l’armée russe.

(Mediapart, 08/02/25)

 

 

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LES ASSURANCES ET LE DÉSASTRE CLIMATIQUE

Quiconque se plonge sérieusement dans les prédictions des climatologues pour les 30 ans à venir ne peut qu'être saisi d'effroi. Un monde de tempêtes, de sécheresses terribles suivies de pluis diluviennes, d'orages dévastateurs, de crises sociales et d'émeutes liées aux pénuries...

Pourtant, en France comme ailleurs, tout semble continuer comme si de rien n'était. Ou presque : les assurances, elles, commencent à se préparer au pire. 

Plus de 1 500 communes françaises n'arrivent plus à trouver d'assureurs ou font face à des augmentations de tarifs exhorbitantes. Un seul exemple : suite aux émeutes liées à la mort de Nahel en 2023, Groupama a résilié son contrat avec la ville de Fontaine. Pendant trois mois, la ville n'était plus assurée, le temps de refaire un appel d'offres. La nouvelle assurance est désormais beaucoup plus chère : rien que pour la partie "dommages aux biens", le contrat est passé de 90 000 euros à 143 000 euros par an, avec des garanties moindres.

Même situation pour la Métropole : la partie "dommages aux biens" est passé de  118 000 euros à 241 000 euros par an.

Que se passera-t-il quand l'agglomération commencera à subir de plein fouet le désastre climatique ?

(Dauphiné Libéré, 04/02/25)

 

Les inondations de Valence en Espagne

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LA FNSEA DÉCLINE EN ISÈRE

Les élections à la Chambre d'agriculture de l'Isère viennent de se terminer. Résultat ? Sur 4 809 inscrit-e-s, seulement 2016 personnes ont voté. La FDSEA-JA obtient 38,7% des voix, la Confédération paysanne 32,95%, la Coordination rurale 28,36%. 

Le déclin de la FNSEA est net. En 2019, la FDSEA-JA avait recueilli 51,68% des voix, la Confédération paysanne 25,52 %, la Coordination rurale 22,8%, avec un taux de participation équivalent.

Malgré tout, la FNSEA conserve le contrôle de la Chambre d'agriculture de l'Isère. Encore 6 ans d'agriculture au service du capitalisme industriel, avec des fermes toujours plus grosses, toujours plus pesticidées, pétrolisées et subventionnées, des productions faramineuses mais dénutries, une biodiversité saccagée.

Rappelons que sur les 4 800 fermes qui restent en Isère (elles étaient 22 600 en 1970), moins de 700 sont en bio.

Pour saisir les responsabilités de la FNSEA dans le désastre agricole français, nous vous recommandons l'enquête magistrale de Gilles Luneau : La Forteresse agricole, une histoire de la FNSEA.

(Dauphiné Libéré, 08/02/25)

 

 

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QUELLES SOLUTIONS CONTRE LE NARCOTRAFIC ?

Une fois de plus, Grenoble a fait la Une des médias après une atrocité rappelant la série Gomorra : une grenade jetée dans un bar du Village Olympique le mercredi 12 février, blessant grièvement 15 personnes.

Une semaine plus tard, la nouvelle bibliothèque Chantal Mauduit était défoncée par une voiture bélier puis incendiée, a priori par des dealers en colère. Malgré le quadrillage policier renforcé depuis ces événements, rares sont les semaines sans une nouvelle fusillade dans l'agglomération, généralement autour des points de deal.

Comment sortir de ce cauchemar ?

La seule solution martelée par le gouvernement : toujours plus de répression. Comme si la situation était encore contrôlable face à une demande si forte de drogues. Plus de 5 millions de Français-es consomment désormais du cannabis, plus d'un million de la cocaïne. Une consommation de plus en plus para-médicale, pour soulager des douleurs, calmer des angoisses ou supporter des cadences de travail infernales.

Mais alors, que faire ?

Ces dernières semaines, nous avons relu les livres et réécouté toutes les interviews disponibles du journaliste Philippe Pujol, spécialiste du narcotrafic en France. Nous proposerons bientôt sur ici Grenoble une synthèse des analyses et des solutions qu'il propose.

En attendant nous vous recommandons notre dossier : Pourquoi tant de mafias à Grenoble ?

(Dauphiné Libéré, 21/02/25, 22/02/25, 23/02/25, 28/02/25)

 

 

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DES DRONES POLICIERS À GRENOBLE

Pour ce gouvernement, chaque crise est une occasion de franchir un palier dans le contrôle et la répression.

Suite à l'attaque à la grenade, la préfère de l'Isère a autorisé le déploiement de drones policiers du 10 février au 4 mars dans les quartiers de la Villeneuve, du Village Olympique, de Mistral, de l'Alma, au-dessus des places Saint-Bruno et Hoche, mais aussi dans les secteurs Limousin et Beaumarchais d'Echirolles, dans le quartier des Terrasses Renaudie de Saint-Martin-d'Hères, places Maisonnat et des Ecrins à Fontaine, rue Pierre Sémard et avenue du Maréchal Leclerc à Saint-Martin-le-Vinoux.

L'utilisation des drones policiers va-t-elle progressivement se banaliser ? Ces drones seront-ils ensuite utilisés pour réprimer des opposant-e-s politiques ?

Pour une réflexion politique sur les drones, nous vous recommandons les analyses de la Quadrature du Net.

(Dauphiné Libéré, 18/02/25)

 

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Cette revue de presse vous a intéressé ?

Nous vous recommandons la revue de presse de février 2025 sur le prix d'une Kalachnikov à Grenoble, l'eau de Grenoble et les PFAS, le boum du vélo et plein d'autres infos.

N'hésitez pas à consulter aussi la revue de presse de janvier 2025 sur la Force d'action rapide du nucléaire en Isère, les familles d'accueil de la PJJ, l'encadrement des loyers, les stages d'autodéfense féministe et plein d'autres infos.

Enfin, vous trouverez dans la revue de presse de décembre 2024 plein d'infos sur une nouvelle épicerie solidaire à Grenoble, un marché noir autour de la Préfecture de l'Isère, des drapeaux blancs place Saint-Bruno, ou encore le retour de L214 Grenoble.