Actualités : Les 10 infos de décembre
Vous ne lisez pas le Dauphiné Libéré, mais les infos marquantes vous intéressent ?
Chaque mois, le média ici Grenoble vous propose la ''grevue de presse'', une sélection d'infos courtes et percutantes glanées dans la presse locale ou dans nos réseaux.
Au menu de décembre : une nouvelle épicerie solidaire, un marché noir autour de la Préfecture, des drapeaux blancs place Saint-Bruno, le retour de L214 Grenoble et plein d'autres infos.
Bonne lecture !
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UNE NOUVELLE ÉPICERIE SOLIDAIRE
La Banque alimentaire de l'Isère vient d'ouvrir une épicerie solidaire au 11 rue Guétal, dans le centre-ville de Grenoble. Son nom : Le Rayon Esope 38.
Cette épicerie n'est accessible qu'aux étudiant-e-s précaires. Les produits sont vendus 70 à 90% moins chers qu'en grande surface. Les achats sont limités à 40 euros par mois, l'équivalent de 250 à 400 euros de courses dans un magasin "normal".
Les conditions d'accès ? Être étudiant-e, résider dans le bassin grenoblois, remplir un dossier précisant ses revenus et ses charges mensuelles. Le Rayon Esope 38 compte accueillir 3 000 étudiant-e-s par mois.
Pour en savoir plus et s'inscrire : ba38.lerayon.org
(Dauphiné Libéré, 07/11/24)

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LE MARCHÉ NOIR DES RENDEZ-VOUS EN PRÉFECTURE
Depuis mars, la Préfecture de l'Isère a dématérialisé son service de titre de séjour. Il est désormais impossible d'obtenir un rendez-vous sur place : tout se fait par internet. Sautant sur l'occasion, des "rapaces numériques" très organisés réservent automatiquement un maximum de créneaux disponibles et les revendent au marché noir. Un rendez-vous se négocierait actuellement 50 à 100 euros.
Comment faire quand on refuse ce racket, ou quand on ne sait même pas comment accéder à ce marché noir ? Pour des milliers de personnes en demande d'asile ou souhaitant renouveler leur titre de séjour, la situation est insoutenable. Face aux alertes du collectif Bouge Ta Préf 38, la Préfecture de l'Isère reconnaît de graves dysfonctionnements et a porté plainte.
Officiellement, ce passage au tout numérique est une tentative pour contrer les réseaux de corruption. Rappelons qu'en 2023, un vaste trafic de titres de séjour avait été démantelé à Grenoble. Un agent de la préfecture de l'Isère et cinq complices auraient délivré plus de 250 titres illégaux depuis 2020, pour des gains estimés à plus de 7 millions d'euros. Une carte de résident de 10 ans en France se négociait 35 000 euros.
(Dauphiné Libéré, 02/11/24, 20/06/23)

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ALERTE SUR LES ZONES INONDABLES
Des voitures emportées comme des brins de paille, des maisons ravagées en quelques minutes, des centaines de disparu-e-s... Après Valence et Limony en octobre, où frapperont les prochaines crues dévastatrices ?
Le président de l'Institut des risques majeurs alerte sur l'obsolescence des cartographies des zones inondables en France. Ces zones ont été créées à partir de données hydrologiques collectées entre 1970 et 2000. Du fait de la crise climatique, les précipitations ont globalement augmenté de 15 à 20%. Désormais, les crues centenales pourraient survenir tous les 20 ans. Toutes les cartographies des risques sont à revoir en urgence. Une mission impossible pour la Direction Départementale des Territoires, surtout depuis la baisse des effectifs décidée par l'État.
Ce constat devrait déclencher l'état d'urgence pour toutes les communes proches des cours d'eau, en particulier l'agglomération grenobloise, coincée entre le Drac et l'Isère. Imaginez une crue comme celle de Valence déferler dans les rues de Grenoble. Et ce n'est qu'un début. Si le réchauffement climatique se poursuit à ce rythme, que va-t-il se passer dans 20 ans ? Une crue centenale tous les 5 ans ?
(Dauphiné Libéré, 18/11/24)

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LE MÉTROCÂBLE REPOUSSÉ D'AU MOINS DEUX ANS
Suite à l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête en mars dernier, le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise annonce relancer des études poussées sur le Métrocâble. Les premiers résultats sont espérés dans deux ans. Est-ce une manière d'enterrer poliment ce projet ? 5 millions d'euros d'argent public ont déjà été dépensés en études sur ce chantier estimé à 65 millions d'euros pour 23 pylônes et 3,5 kilomètres de câbles.
Rappelons que dans son rapport final, la commission d'enquête juge le tracé de Fontaine à Saint-Martin-le-Vinoux complexe et coûteux, les solutions alternatives insuffisamment approfondies, un gain de temps de transport hypothétique et ne bénéficiant qu’à un nombre trop faible de personnes. Rares sont les enquêtes publiques se soldant par un avis aussi tranché et critique.
(Dauphiné Libéré, 06/12/24, 28/03/24, 29/03/24)

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LE VÉGÉTARISME DANS LES RESTOS U
Plus de 30% des plats proposés dans les restaurants CROUS de l'agglomération grenobloise ne contiennent désormais aucun animal mort. Curry de petits pois, couscous végétal, chili sin carne, dahl de pois cassés, tajine épeautre-lentilles... Initié en 2022, cet élan végétarien s'affine progressivement, par la formation des cuisinièr-e-s et un suivi diététicien.
(Le Monde, 22/11/24)

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SCIENCES-PO : 17 ÉTUDIANT-E-S RELAXÉ-E-S
Souvenez-vous : début 2021, Sciences-Po Grenoble faisait la Une des médias. Des étudiant-e-s accusaient publiquement deux professeurs d'islamophobie. Dénonçant une "mise en danger des enseignant-e-s", la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait réclamé des sanctions disciplinaires pour 17 étudiant-e-s.
Fin 2021, la section disciplinaire de l'université de Clermont-Ferrand, où l'affaire avait été dépaysée, avait relaxé tou-te-s les étudiant-e-s. Le recteur avait saisi le tribunal administratif pour contester cette relaxe. Trois ans plus tard, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand confirme l'abandon des sanctions disciplinaires. Les juges considèrent que les accusations d'islamophobie "n'ont pas été de nature à porter atteinte à l'ordre, au bon fonctionnement ou à la réputation de l'institut d'études politiques Sciences Po Grenoble".
(France 3, 26/11/24)
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LE RETOUR DE L214 GRENOBLE
Après plusieurs années d'absence, l'antenne L214 de Grenoble reprend son activité ! Pour découvrir ou rejoindre l'association, une réunion publique s'organise mercredi 11 décembre à 19h au Park Hotel, place Paul Mistral.
Créée en 2008, l'association L214 est connue pour ses enquêtes et ses caméras cachées insoutenables, prouvant les actes de cruauté et les double-discours de nombreux élevages en France.
Pour contacter L214 Grenoble : reseau-grenoble (at) L214.com

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COMMENT VA FAIRE LE PÈRE NOËL ?!
Depuis le 1er octobre, les cheminées à foyer ouverts sont interdites dans l'agglomération grenobloise, sauf si elles sont équipées d’un dispositif d’amélioration du rendement et des émissions. Les foyers fermés installés avant 2002 sont également interdits.
Au total, plus de 3 000 logements seraient concernés. La Métropole propose jusqu'à 2 000 euros d'aide pour remplacer sa cheminée ou son poêle à bois.
(Dauphiné Libéré, 20/09/24)

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KALACHNIKOVS ET DRAPEAU BLANC
Fusillades, intimidations, assassinats en pleine rue : rares sont les semaines sans une scène tragique digne de la série Gomorra à Grenoble. Dernier mitraillage en date ? Des tirs de kalachnikov le 3 décembre près de la place Edmond Arnaud : deux hommes de 18 et 19 ans sont dans un état grave. Ils seront probablement amputés.
Quels moyens déploieraient la Préfecture de l'Isère si les victimes de la Gremorra n'étaient pas de pauvres précaires transformés en chair à canon, mais la jeunesse dorée de Meylan ou de Seyssins ? Si, comme sur la place Saint-Bruno le 15 novembre, une balle perdue se fichait dans le double vitrage d'une cuisine, sur la trajectoire d'un couple en train de dîner ?
Le 23 novembre, des habitant-e-s de Saint-Bruno ont manifesté leur colère et leur peur avec des drapeaux blancs. Le collectif réclame un diagnostic du quartier, pour comprendre la situation et proposer des solutions.
À votre avis, combien gagnent les ados et les jeunes précaires sur les points de deal de l'agglomération grenobloise ? D'après les derniers procès en date : 150 à 400 euros par jour pour un vendeur, 50 à 150 euros pour un guetteur, 50 à 80 euros pour une "nourrice" stockant les drogues, 30 à 50 euros pour le coursier apportant à boire et à manger aux trafiquants. Les chefs d'un seul point de deal, eux, gagneraient 10 000 à 30 000 euros par jour.
(Dauphiné Libéré, 12/11/24, 19/11/24, 24/11/24)

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LA ZFE ET LES GRENOUILLES DANS UNE CASSEROLE
Dans une relative discrètion, la Métropole poursuit le déploiement de sa Zone à Faibles Émissions dans l'agglomération grenobloise. Le 1er janvier 2025, les véhicules Crit'air 3 seront interdits dans 13 communes. Plus de 75 000 voitures du grand Grenoble sont concernées, dont 30% des voitures de Saint-Martin-d'Hères et d'Échirolles.
Leur circulation sera interdite du lundi au vendredi de 7h à 19h, sauf sur les rocades et les principaux axes menant aux gares et aux CHU. De nombreuses dérogations seront délivrées, en cas de travail à horaire décalé, de rendez-vous médical, d'entreprise en difficulté, etc. Les contrôles seront également rares en 2025.
À quel moment les ZFE vont-elles créer des mouvements de révolte ? Voici au moins trois raisons de juger cette mesure injuste et inefficace :
1. L'injustice sociale. Les ZFE favorisent les populations aisées. Les contraintes sont imposées aux populations les plus modestes, entravant leurs déplacements, les forçant à s'endetter pour changer de véhicule ou multiplier les démarches administratives pour obtenir des aides. Les riches propriétaires de SUV, eux, peuvent rouler et polluer en toute quiétude. Pourtant, face au désastre climatique et aux pollutions, qui doit en priorité changer son mode de vie ? Les riches de Meylan ou les pauvres de Pont-de-Claix ? Faut-il changer son SUV tous les 3 ans, ou faire durer le plus longtemps possible sa petite voiture ?
2. L'illusion des voitures électriques "propres". Contrairement aux idées reçues, les véhicules électriquent émettent de nombreuses particules fines. L'effritement des roues, l'abrasion des disques de frein et la remise en suspension des poussières sur les routes correspondraient à plus de 50% des particules générées par le trafic routier.
3. Des doutes sur le système Crit'air. Les vignettes 1 et 2 n'ont peut-être aucune justification scientifique. Suite aux révélations du Dieselgate et aux logiciels de trucage des émissions d'oxydes d'azote, il est permis de douter du fait que les moteurs thermiques modernes soient réellement moins toxiques que les anciens, ne serait-ce qu'en terme de particules fines et ultra-fines.
Plutôt que d'instaurer des ZFE forçant le renouvellement du parc automobile, l'urgence n'est-elle pas de diminuer le nombre de voitures ? Développer les infrastructures de transports collectifs ou doux ? À Grenoble, les propositions ne manquent pas : l'extension et la gratuité des transports en commun, un grand plan vélo, la création d'un RER Grenoblois, l'interdiction des voitures de plus de 120 chevaux ou de 2 tonnes, une réflexion profonde sur l'habitat, la consommation et la production sur l'ensemble du territoire.
(Dauphiné Libéré, 02/11/24, 11/07/23, 23/01/23, 07/03/23, 10/03/23)

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ENFIN UN LOCAL POUR LE DAL
Terminons par une bonne nouvelle !
Depuis dix ans, le DAL Isère réclamait un local aux bailleurs HLM et à la ville de Grenoble. À la faveur du relogement des occupant-e-s de l'école Jean Macé cet été, le DAL a enfin obtenu un local au 20b rue Malherbe, dans les anciens locaux de Radio Malherbe.

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Cette revue de presse vous a intéressé ?
Nous vous recommandons la revue de presse de novembre 2024 sur un MeToo au Planning Familial de Grenoble, un séisme imaginaire à Pont-de-Claix, la chute d'Hugo Prevost, le déni du Grenoblishima et plein d'autres infos.
N'hésitez pas à consulter aussi la revue de presse d'octobre 2024 sur les transports gratuits à Grenoble, un stage pour montrer que la police "n'est pas raciste", la rue Abbé Pierre débaptisée, 20 000 à 30 000 armes illégales dans l'agglo et plein d'autres infos.