Grevue de presse : Les 10 infos de novembre

10/11/2022
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Vous ne lisez pas le Dauphiné Libéré, vous ne regardez pas France 3, mais les infos marquantes vous intéressent ?

Chaque mois, le média ici Grenoble vous propose la ''Grevue de presse'', une sélection de 10 infos courtes et percutantes glanées dans la presse et les médias locaux.

Au menu de novembre : les livreurs à vélo, le gifleur de Macron, le pourcentage de vegans dans l'agglo, la fin de Solidarauto, la mort pour refus d'obtempérer, le plan de sauvegarde des arbres, la crise des pompiers et des pompières...

Bonne lecture !

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LES LIVREURS À VÉLO S'ORGANISENT

Paiement à la tâche, salaire variable, exposition au froid et à la pluie, droits dérisoires... Qui est plus précaire qu'un livreur à vélo ? Un livreur à vélo sans-papiers. À Grenoble, ils seraient des centaines à louer des comptes Deliveroo ou Uber Eats, en renversant 25 à 50% de leurs gains aux propriétaires officiels des comptes. Au niveau national, certaines enquêtes estiment que les personnes sans-papiers représenteraient même 50 à 90% des livreurs à vélo.

Pour lutter contre cet esclavage moderne et obtenir des droits, un collectif de livreurs à vélo se réunit chaque semaine ou presque à la Maison des Habitant-e-s Centre-ville. La CGT Isère a également créé une antenne grenobloise du Collectif National des Syndicats de livreurs.

N'hésitez pas à transmettre cette info aux livreurs...

(Dauphiné Libéré, 24/10/22)

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COMBIEN DE VEGANS À GRENOBLE ?

Selon une enquête menée par Grenoble école de management (GEM), l'agglomération grenobloise compterait 3,9% de végétarien-ne-s et 0,4% de végétalien-ne-s. C'est presque le double de la moyenne nationale : selon la plupart des enquêtes, seulement 2 à 3% des Français-es seraient végétarien-ne-s.

Les chiffres de GEM sont cependant à manier avec prudence : seulement 677 habitant-e-s ont été interrogé-e-s.

(Dauphiné Libéré, 15/10/22)

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SÉCHERESSE EN AUTOMNE, PÉNURIE EN ÉTÉ ?

De juillet à octobre, tout le département de l'Isère était au niveau sécheresse maximal. Du jamais vu, en particulier au mois d'octobre, le plus chaud jamais enregisté à Grenoble. Grâce aux récentes pluies, l'alerte rouge vient d'être levée dans la plupart des communes.

Les précipitations des prochains mois seront-elles suffisantes pour combler le déficit des nappes phréatiques ? C'est peu probable. De nombreux climatologues alertent déjà sur la crise de l'eau l'été prochain, en particulier pour l'agriculture.

(France 3, 26/10/22 ; Dauphiné Libéré, 03/11/22)

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LA DÉMOCRATIE SELON LA FNSEA

Imaginez l'Assemblée Nationale déplacée dans un nouveau bâtiment qu'elle partagerait avec le siège du Rassemblement National, sous forme de SCI. Impensable. Pas pour la FNSEA Isère. Le syndicat productiviste dominant vient d'inaugurer la Maison des agriculteurs de l'Isère, un espace regroupant la Chambre d'agriculture de l'Isère (le "parlement" des paysan-n-es) et le siège de la FDSEA, au sein d'une même SCI à Moirans. Jamais la concentration des pouvoirs n'avait été aussi flagrante.

Les paysan-ne-s disparaissent, les sols et les eaux sont pesticidés, la biodiversité s'effondre, la nourriture produite est dénutrie, mais la FNSEA continue d'étendre son empire. Pour comprendre les origines de ce népotisme syndical, nous vous recommandons une enquête passionnante : La Forteresse agricole, une histoire de la FNSEA.

(Dauphiné Libéré, 27/09/22)

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20 000 ARBRES MENACÉS À GRENOBLE

Selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, 60% à 80% des 31 000 arbres et arbustes de Grenoble survivront difficilement au réchauffement climatique d'ici 2050. Parmi les espèces les plus menacées : les hêtres, les peupliers, les tilleuls, les aulnes, les ormes et les chênes.

Pour tenter d'enrayer ce désastre, la mairie de Grenoble annonce avoir planté 5 000 arbres depuis 2014, et prévoit 15 000 plantations de plus d'ici 2030. Les espèces sélectionnées sont censées mieux s'adapter au désastre climatique : chênes-liège, oliviers, cyprès, figuiers, pommiers...

Le coût s'annonce exhorbitant : planter un arbre dans une rue ou sur une place coûterait 4 000 à 5 000 euros, essentiellement du fait des travaux de voirie. Les nouvelles plantations se heurtent également au problème de l'arrosage, interdit en période de sécheresse, quand les jeunes plants sont les plus fragiles.

Parallèlement, la ville de Grenoble offre des arbres aux habitant-e-s possédant des jardins. 600 arbres ont été proposés en 2022. En 2021, seulement 260 des 400 arbres proposés par la mairie avait été demandés.

(Dauphiné Libéré, 21/10/22, 28/10/22)

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ON ARRÊTE TOUT, ON RÉFLÉCHIT...

Face au désastre climatique et à l'effondrement de la biodiversité, pourquoi rien ne bouge ou presque ? Révoltés par l'inertie ambiante, de nombreux collectifs organisent des blocages, des sabotages ou des actions d'éclat un peu partout en Europe.

À Grenoble aussi : près de 80 militant-e-s d'Extinction Rebellion Grenoble ont bloqué le boulevard Gambetta samedi 29 octobre, pendant plus de 4 heures.

Extinction Rebellion Grenoble prépare d'autres actions dans les semaines à venir. Pour y participer, c'est ici.

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LE GIFLEUR DE MACRON

La cour d'appel de Grenoble a confirmé les peines infligées à Damien Tarel, le Drômois qui avait giflé Emmanuel Macron en juin 2021 : 4 mois de prison ferme, la privation de droits civiques pendant 3 ans, l'interdiction définitive de toute fonction ou emploi publics.

Lors du procès à Grenoble, Damien Tarel avait revendiqué une nouvelle fois son geste : "Aujourd'hui, au regard des décisions prises [par Emmanuel Macron], il est difficile pour moi de regretter ce geste. [...] Les gens m'arrêtent dans la rue pour me remercier."

(Dauphiné Libéré, 03/11/22)

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LES POMPIERS ET POMPIÈRES EN CRISE

On savait déjà les Urgences en crise. Moins les pompiers. Les syndicats alertent sur un manque cruel d'effectifs. Un seul exemple à la caserne de Grenoble : selon la CGT, 11 sapeurs-pompiers devraient y être de garde le jour et 9 la nuit. Mais dans les faits, ils ne seraient que 7 de jour comme de nuit, et parfois seulement 6, pour 6 000 interventions par an.

Par comparaison, la caserne de Grenoble comptait 14 personnels de garde en 2003, pour 4 500 interventions cette année-là.

(Dauphiné Libéré, 15/10/22)

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LA FIN DE SOLIDARAUTO

Après bientôt dix ans d'existence, le garage associatif Solidarauto Isère ferme. C'est la fin des réparations à petit prix, avec des tarifs calés sur le quotient familial.

Pourquoi cette fermeture ? Solidarauto se finançait en grande partie sur les dons de voitures en échange de réductions fiscales. Avec l'envolée des tarifs de l'occasion, les dons ont quasiment disparu. À ceci s'ajoute la mise en place de la ZFE en 2023 : les ménages les moins aisés ne veulent plus réparer leurs vieilles voitures bientôt interdites.

À notre connaissance, il ne reste donc plus qu'un seul garage associatif dans l'agglomération : Les Soupapes à Fontaine.

(Dauphiné Libéré, 22/10/22)

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REFUS D'OBTEMPÉRER, PERMIS DE TUER ?

Le 3 octobre près de la gare de Grenoble, des policiers ont tué une femme de 18 ans, passagère d'un véhicule volé. Le conducteur refusait d'obtempérer à un contrôle routier. Impliqué dans un trafic de drogues, il aurait tiré à plusieurs reprises sur la patrouille de police avant que celle-ci riposte.

Cette jeune femme était la douzième personne tuée par la police depuis le début de l’année après de présumés refus d’obtempérer.

Comment éviter de tels drames ? Que dit exactement la législation sur le refus d'obtempérer ? Les policiers dégainent-ils de plus en plus leurs armes ? Pour comprendre la situation, nous vous recommandons une analyse juridique du média Blast : Refus d'obtempérer, un permis de tuer pour les policiers ?

(France 3, 06/10/22)

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Cette revue de presse vous a intéressé ?

N'hésitez pas à consulter la revue de presse d'octobre, truffée d'infos sur les drones de surveillance, les menaces sur l'eau potable à Grenoble, la bombe sous le pont de Brignoud, la "Gremorra", les intox sur les fraudes à la CAF Isère, le lancement d'une cantine associative, etc.

Pour la découvrir, c'est ici.