Survivre à Grenoble : Le kit de secours à porter sur soi

13/01/2025
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Voici le quatrième épisode de la série Survivre à Grenoble, une série coordonnée par Lou, un Grenoblois se définissant comme survivaliste de gauche.

Après "Les points de ralliement", "Se préparer aux flammes" et "Les illusions de l'autodéfense à mains nues", Lou vous propose un topo sur les premiers secours et le kit d'urgence à porter toujours sur soi.

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Un accident de voiture survient sous vos yeux. Une amie chute de vélo et saigne abondamment. Votre enfant s'étouffe après avoir avalé un jouet. Un collègue s'effondre inanimé au sol. Comment réagir ? Avec quel matériel de secours se déplacer en permanence ?

Aujourd'hui nous abordons un sujet peu excitant pour les personnes déjà formées ou initiées aux "gestes qui sauvent". Mais si vous n'y connaissez rien en premiers secours, ou si vous avez oublié certaines techniques, cet épisode est fait pour vous. C'est aussi une étape indispensable avant d'aborder la médecine urgentiste et la chirurgie militaire, dans de prochains épisodes.

Se former au secourisme est aussi une excellente manière de briser le plus grand fantasme du survivalisme : le mythe de l'autonomie individualiste. Bien au chaud dans son bunker, entouré de dix palettes de boîtes de conserve, un survivaliste fera moins le malin face à une rage de dent, une crise de diabète, une fracture ouverte, un début de cancer, un malaise cardiaque, une maladie chronique incompréhensible. Dans une société en plein chaos, où trouver un-e docteur-e compétent-e, le matériel médical adéquat, un laboratoire d'analyse, une salle d'opération fonctionnelle ?

Étudier sérieusement les techniques médicales en situation de survie, c'est renforcer son envie de se battre pour défendre les hôpitaux publics, ici et maintenant, à tout prix. Militer pour davantage de médecins compétent-e-s. Davantage de services d'urgence. Davantage de formations aux premiers secours, dès l'enfance.

Voici justement de quoi commencer à se former et former vos proches, en trois étapes : la gestion du stress, les gestes qui peuvent sauver, le kit de secours pour se préparer au pire.

 

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1. COMMENT SURMONTER LE STRESS

Si vous avez suivi les précédents épisodes de cette série, vous connaissez mon refrain : face à une situation brutale et soudaine, un grave accident, un corps ensanglanté, une vision d'horreur, notre corps et notre psychisme peuvent défaillir.

Concrètement, que se passe-t-il en nous ? En général, notre rythme cardiaque passe de 70 à plus de 150 battements par minute en 2 ou 3 secondes. Une décharge massive d'hormones de stress se répand dans notre corps. Notre respiration peut se bloquer, avec un sentiment de suffocation. Notre vue peut se brouiller. Notre audition peut diminuer, parfois jusqu'à la surdité temporaire. Nos mouvements peuvent être ralentis ou imprécis, comme si nous étions compressé-e dans un étau vibrant.

Face à une telle décharge d'adrénaline, une grande variété de comportements irrationnels peuvent se produire. Le pire est d'être pétrifié-e : une tétanie involontaire souvent réactivée par un trauma du passé (par exemple un accident lors de la petite enfance).

Bien sûr, tout le monde ne réagit pas de la même façon. Certaines personnes restent lucides et concentrées en toutes circonstances. Mais de manière générale, face à la surprise et au choc d'un accident, le stress diminue nos performances, notre niveau de lucidité s'effondre, il devient très difficile d'adopter des techniques de secours complexes et précises.

Dans ces conditions, comment se préparer à effectuer des gestes pertinents et rapides, en situation réelle ?

Voici cinq parades possibles :

- S'entraîner, encore et encore

C'est de loin la meilleure méthode pour être efficace, même en situation de stress intense. C'est pourquoi je vous recommande vivement de passer ou de repasser les formations Premiers Secours Citoyen (PSC), Gestes Qui Sauvent (GQS) et Premiers Secours Enfant et Nourrisson (PSEN). Et de vous entraîner avec vos proches, régulièrement.

Pour améliorer son entraînement, il faut s'approcher des conditions physiologiques face à un accident. Concrètement, dans les bons cours de secourisme, on pratique des sauvetages après avoir sprinté plusieurs centaines de mètres, tourné plusieurs fois sur soi-même, réalisé deux ou trois séries de pompes : l'entraînement commence quand on dépasse les 150 battements par minute, les bras et les jambes tremblantes, avec un fort sentiment de désorientation, d'épuisement et de suffocation.

- Se visualiser dans l'action

La visualisation est une alternative complémentaire à l'entraînement, pratiquée dans de nombreux sports de haut niveau. Dans votre lit, au calme, il s'agit d'imaginer votre réaction lors d'un accident, vous "voir" effectuer les bons gestes, au bon moment. Peu à peu, en répétant régulièrement ces scènes, en détaillant de plus en plus précisément vos actions, votre cerveau va s'habituer à dompter l'inconnu, à créer des circuits neuronaux adaptés, à cultiver des automatismes.

- S'équiper

Avoir sur soi du matériel d'urgence peut vous apporter beaucoup de réassurance et de confiance en vous. Nous verrons plus loin le contenu du kit que je recommande. Plus qu'une trousse de secours, ce kit est une disposition d'esprit : "Je sais qu'en cas d'accident j'ai quelques coups d'avance, je ne suis pas totalement démuni-e".

- Porter sur soi un Memento

Confectionnez-vous un petit topo personnalisé résumant en quelques mots ou en quelques croquis simples les gestes qui sauvent, en fonction des situations. Face à un accident vous vous sentez perdu-e, désorienté-e, vous ne vous souvenez plus des bons gestes ? Un rapide coup d'oeil à votre Memento glissé dans votre kit d'urgence ou votre portefeuille peut permettre de se rattacher au réel, de reprendre ses esprits, de retrouver des automatismes.

- Former ses proches

Apprendre les bases du secourisme à ses proches, à ses enfants, à ses colocataires, à ses collègues, c'est augmenter les chances de surmonter le stress intense d'une crise. De partager vos analyses face à un accident. De vous épauler. De vous répartir les tâches. De vous comprendre rapidement.

Terminons par un conseil important : si vous pensez avoir vécu des traumatismes vous faisant courir le risque d'être pétrifié-e lors d'un accident, je vous recommande vivement de consulter un-e psychologue ou un-e psychiatre.

 

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2. LES GESTES QUI PEUVENT SAUVER

Attention, la plupart des techniques présentées ici n'ont du sens que si elles sont adossées à un système de santé efficace. Elles seront malheureusement dérisoires si aucun pompier n'arrive. Si aucun hôpital ne fonctionne ou n'est accessible. Si personne ne répond au 18 ou au 112.

Nous verrons dans un prochain épisode des techniques plus poussées, issues de la médecine urgentiste et de la chirurgie militaire. Pour tenter de sauver des vies quand il n'y a plus de CHU.

 

Que faire dans tous les cas ?

Dès qu'un accident survient, la première préoccupation est d'éviter le suraccident : une autre voiture qui percute des voitures accidentées, un autre enfant qui tombe d'un balcon cassé, une série d'électrocutions, etc.

La première urgence est donc d'établir un périmètre de sécurité. Par exemple bloquer une route. Couper le gaz. Couper l'électricité. Couper un moteur. Ou encore éloigner des passant-e-s.

Sécuriser une zone nous plongera souvent dans des dilemmes : par exemple, faut-il déplacer rapidement une personne blessée qui risque de se faire écraser, au risque de la blesser davantage en la déplaçant ? Il faudra faire des choix, et vite.

Le second réflexe est d'alerter ou de faire alerter les secours. Le 18, le 112 ou le 15. Donner d'abord son numéro de téléphone (si les secours ne l'ont pas automatiquement), pour être joignable ou géolocalisable si la ligne coupe. Donner le lieu de l'accident. Expliquer le problème. Puis décliner son identité, pour rassurer les secours trop souvent confrontés à des canulars.

D'autres personnes assistent à l'accident ? Face à une situation effrayante, de nombreuses personnes seront sidérées, pétrifiées voire dans le déni, comme si cela ne les concernait pas.

Pour briser ce phénomène de déresponsabilisation collective, prenez l'initiative, en vous adressant directement aux gens, les yeux dans les yeux, d'une voix ferme et claire, avec une mission précise : "Monsieur, positionnez-vous en amont pour faire ralentir les véhicules !", "Madame, appelez les pompiers !", "Toi, va chercher une couverture ", "Vous, éteignez le gaz !".

Attention, n'oublions pas qu'un choc émotionnel s'accompagne souvent d'une perte d'audition soudaine : les gens peuvent ne pas entendre clairement ce que nous disons, même si nous crions fort. D'où l'importance d'attirer l'attention par des gestes simples et visuels : faire signer de venir ou d'appeler par exemple.

 

Que faire en premier face à une personne accidentée ?

Avant tout, il faut se présenter, même si la personne semble inconsciente. Pour qu'elle n'ait pas l'impression d'être agressée, sans savoir qui s'approche d'elle. Pour créer un cadre un peu plus rassurant et humain au milieu du chaos.

Dites-lui ensuite quelques mots rassurants : "Les pompiers arrivent, on s'occupe de vous, on va vous aider." Des mots chaleureux peuvent aider un corps à se détendre, à diminuer le niveau de stress, à sortir d'un état de choc.

Prenez délicatement la main de la victime et demandez-lui de serrer votre main, même si elle est inconsciente. Si la victime n'arrive pas à vous serrer la main, c'est peut-être que sa colonne vertébrale est endommagée : il faut éviter de la déplacer sans le matériel spécifique des pompiers.

Expliquez enfin rapidement la situation et les gestes que vous allez faire.

 

Comment évacuer une personne blessée ?

De manière générale, il ne faut pas déplacer une personne blessée sans l'aide des pompiers, au risque d'endommager gravement la colonne vertébrale ou d'aggraver une hémorragie. Mais face à un danger imminent, on n'a parfois pas le choix.

Dans ce cas, tirez la personne par les chevilles, ou saisissez-là sous les aisselles le plus délicatement possible (manoeuvre de Rautek). Le but est de ne pas forcer sur les pieds, les mains ou les bras, dont les articulations sont particulièrement fragiles.

 

Que faire si une personne est inconsciente mais respire encore ?

L'urgence est qu'elle puisse respirer dans de bonnes conditions : si la personne est sur le dos, basculez légèrement sa tête en arrière, soulevez le menton et dégrafez les vêtements serrés (col, foulard, ceinture, pantalon, cravate).

Si la victime ne semble pas avoir de graves lésions, placez-là en Position Latérale de Sécurité (PLS) : cette position permet de vomir sans s'étouffer, de stabiliser un peu mieux le corps en cas de tremblements ou de spasmes.

 

Que faire si une personne est inconsciente et ne respire plus ?

C'est le moment de pratiquer le fameux massage cardiaque.

L'idéal est de positionner la personne sur un plan dur. Placez-vous en applomb de la victime, les bras tendus, vos mains réunies au milieu de la poitrine. Effectuez une trentaine de compressions thoraciques : deux compressions par seconde, d'une profondeur d'environ 5 centimètres (c'est peu, pas besoin de bouriner).

Pour respecter le rythme de deux compressions par seconde, on peut se chanter intérieurement "I will survive" ou toute autre chanson au tempo de 120 bpm.

Après les compressions, effectuez deux insufflations, pour envoyer de l'air dans les poumons. Pincez le nez de la victime et soufflez pendant une seconde dans sa bouche, pour gonfler sa cage thoracique. Utilisez si possible un kit de bouche-à-bouche pour ne pas toucher les lèvres.

Si un défibrillateur automatisé est disponible, appuyez sur le bouton marche et suivez les indications vocales.

 

Que faire si une personne s'étouffe ?

Penchez la personne vers l'avant, en la soutenant au niveau de la poitrine. Donnez-lui cinq claques franches dans le dos, en visant entre les omoplates. Le but est de déclencher un mouvement de toux de la cage thoracique, pour expulser le corps étranger.

Si cette technique ne fonctionne pas, effectuez des compressions abdominales (méthode de Heimlich). Placez-vous derrière la personne, contre son dos. Penchez-la délicatement vers l'avant pour que le corps étranger sorte par la bouche. Placez votre poing entre le nombril et le sternum. Soutenez ce poing avec votre autre main, puis ramenez énergiquement vos poings vers vous et vers le haut. Attention à ne pas appuyer sur la cage thoracique, pour ne pas briser des côtes. Répétez ce geste si nécessaire.

Si vous êtes seul-e, vous pouvez tenter de reproduire cette technique en appuyant votre ventre contre le dossier d'une chaise.

Attention, si la victime n'a qu'une obstruction partielle de ses voies respiratoires (elle émet juste un sifflement ou une toux bizarre à chaque respiration), il ne faut pas tenter la méthode de Heimlich, au risque de provoquer l'obstruction totale.

 

Que faire si une personne saigne un peu ?

Si possible, lavez-vous les mains ou mettez des gants avant d'intervenir : nos mains sont pleines de microbes qui peuvent infecter les plaies. Si vous n'avez pas de gants, glissez votre main dans un sac plastique.

Avec vos mains ou avec une compresse, exercez une pression continue sur la plaie. Si possible, allongez la victime et surélevez le membre blessé, pour diminuer la pression du sang. Il est aussi possible d'appliquer du froid, pour augmenter le phénomène de vasoconstriction.

Une fois l'hémorragie calmée, désinfectez la plaie et appliquez un pansement stérile.

En cas de saignement de nez, mettre la tête en avant pour que le sang ne bouche pas les voies respiratoires, puis appuyez sur le nez pendant une quinzaine de minutes, au calme.

 

Que faire si une personne saigne beaucoup ?

Si une artère est touchée, les 5 litres de sang que contient un corps peuvent s'écouler en quelques minutes.

Le premier réflexe est d'allonger la victime, pour éviter qu'elle tombe en perdant connaissance. Puis posez un pansement compressif, c'est-à-dire un pansement exerçant une pression continue sur la plaie.

Si le saignement se poursuit, exercez un point de compression continu en amont de l'artère. Mais trouver l'artère est souvent difficile, surtout avec le stress.

Mettre en place un garrot est une solution plus simple, mais c'est un geste technique qui nécessite de s'entraîner. C'est aussi un geste risqué : un garrot peut causer la mort de la partie du corps garrotée. Dans tous les cas, un garrot se pose à quelques centimètres au-dessus de la plaie, mais pas sur une articulation.

Pour découvrir comment bien poser un garrot, je vous recommande deux vidéos pédagogiques : Comment improviser un garrot efficacement ? et Quand et comment poser un garrot ? [Attention, je ne cautionne pas le contenu politique de cette chaîne Youtube].

Si la victime a un corps étranger dans la plaie (couteau, bout de métal, du verre, etc.), il ne faut surtout pas l'enlever, au risque d'aggraver l'hémorragie. Le pansement compressif doit être posé autour du corps étranger.

 

Que faire si un membre est coupé ?

Ramassez délicatement le membre, placez-le dans un sac plastique. Placez ce sac si possible au frais en attendant les secours. Attention à ne pas mettre des glaçons en contact direct avec le membre, pour ne pas le nécroser.

 

Que faire en cas d'électrocution ?

Si possible, coupez le courant. Si c'est impossible, essayez d'éloigner la victime avec un morceau de bois, ou en montant sur une chaise en bois ou en plastique. Le but est d'utiliser un matériau le plus isolant possible, pour ne pas être électrocuté-e à son tour.

 

Que faire en cas de morsure de serpent ou autre animal venimeux ?

Restez le plus calme possible, pour ralentir la propagation du venin. Le but est d'allouer un maximum d'énergie du corps à la lutte contre le poison. Allongez la victime, immobilisez la zone touchée. S'il faut marcher, marchez lentement. Nettoyez et désinfectez la plaie. Mettre du froid peut ralentir le processus de diffusion du venin. Appelez le centre anti-poison de Lyon au 04 72 11 69 11.

 

Que faire en cas de brûlure ?

Faites délicatement couler de l'eau tiède (pas de l'eau glacée) sur la zone touchée, à faible débit pour ne pas créer de plaies, pendant au moins 20 minutes. Puis appliquez un linge humide et stérile. Ne retirez pas les vêtements de la victime, surtout s'ils sont en matériaux synthétiques, pour ne pas risquer d'arracher la peau brûlée. Placez ensuite la victime dans une couverture de survie pour la réchauffer.

Il est également possible d'appliquer un pansement gras, en attendant la prise en charge des secours.

 

Que faire en cas de crise d'asthme, ou de très forte toux ?

Il faut pouvoir tousser dans une position détendue, par exemple sur une chaise. Aidez la victime à respirer lentement et profondément, calmement, pour diminuer son rythme cardiaque en attendant les secours.

 

Que faire en cas de fracture ?

Immobilisez le membre touchée avec une attelle et placez la victime dans une position confortable en attendant les secours. L'attelle peut être bricolée avec des journaux pliées, une planchette ou un bâton.

 

Que faire en cas d'empoisonnement ?

Il faut empêcher la victime de se mordre la langue de douleur, en plaçant entre ses mâchoires un objet résistant entouré d'un mouchoir. Contactez le centre anti-poison de Lyon au 04 72 11 69 11

 

Faut-il donner à boire à une victime ?

Tant qu'un diagnostic n'a pas été établi par un-e docteur-e, il ne faut pas donner à boire ou à manger à une victime, pour ne pas compromettre une opération par anesthésie générale.

 

Que faire si on ne sait pas quoi faire ?

En situation réelle, la plupart des cas seront plus complexes et nous plongeront dans le désarroi. Par exemple une personne présentant plusieurs hémorragies simultanées. Ou dans une position improbable empêchant d'intervenir efficacement. Ou une personne enceinte. Ou une personne en arrêt cardiaque et saignant abondamment.

Pour approfondir votre palette de connaissances, vous trouverez de nombreux manuels de premiers secours sur internet ou en librairie. Mais attention, un manuel ne remplace pas une bonne formation en premiers secours.

 

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3. UN KIT DE SECOURS

Voici le contenu de la petite trousse de secours dont je ne me sépare jamais, avec l'explication pour chaque objet. Certains objets ne servent pas directement pour les premiers secours, mais sont très utiles dans de nombreuses autres situations :

 

- Des gants en vinyle ou en latex : pour toucher des plaies sans les infecter. Ou toute opération nécessitant de ne pas se salir les mains.

- Un masque de bouche-à-bouche : pour effectuer les insufflations du massage cardiaque sans toucher les lèvres de la victime (souillées de vomi ou de sang par exemple).

- Un désinfectant et des dosettes de chlorexhidine : pour désinfecter une plaie, une surface ou un objet.

- Des compresses stériles : pour éponger du sang, effectuer un point de compression ou nettoyer une plaie sans l'infecter.

- Des petits pansements : un petit lot de pansements de toute taille, du sparadrap, des pansements gras en cas de brûlures, des strips sutures, des pansements de doigt pour les blessures aux doigts. des pansements anti-ampoule pour pouvoir continuer à marcher même avec des chaussures inadéquates.

- De quoi faire de grands pansements : des bandes extensibles, du sparadrap et des agrafes. Ce matériel peut aussi servir pour soulager une foulure.

- De quoi faire un garrot : un pansement compressif, un pansement absorbant, un tourniquet et une bande extensible. Il existe de nombreux kits pour garrot prêts à l'emploi.

- Un masque FFP1, FFP2 ou FFP3 : pour éviter d'être contaminé-e ou pour éviter de contaminer.

- Une pince à épiler : pour extraire une écharde, un petit objet pointu. Ou pour certains bricolages nécessitant une saisie fine.

- Du gel antiseptique pour les mains : pour désinfecter ses mains, une surface ou un objet.

- Des dosettes de sérum physiologique : pour nettoyer un oeil, rincer le nez, voire nettoyer une plaie.

- Quelques comprimés de paracétamol : en cas de fièvre ou de douleurs.

- Des comprimés d'antihistaminique : pour réagir à une allergie soudaine, un gonflement du corps, des éternuements continuels.

- Un petit savon : pour nettoyer une plaie, se nettoyer les mains ou le corps.

- Un petit miroir : pour examiner une plaie sur son visage ou sur une partie du corps non visible. Ou vérifier si une personne respire par la buée qu'elle produit sur la surface du miroir. Un petit miroir permet aussi de se faire repérer en reflétant les rayons du soleil ou la lueur d'un projecteur. Choisir si possible un miroir équipé d'un trou en son centre, permettant de viser la personne que l'on souhaite alerter.

- Un téléphone de secours : pour les personnes qui comme moi ne veulent pas de smartphone ou de téléphone portable au quotidien, mais qui veulent pouvoir passer un appel urgent, il est possible de s'équiper d'un petit téléphone très simple, avec une carte SIM prépayée de 10 euros par exemple.

- Une couverture de survie : pour se réchauffer ou réchauffer une victime. Certaines couvertures sont vendues dans des formats ultra-compact.

- Une lingette et /ou un chiffon : pour s'essuyer les mains, essuyer un objet, une surface, etc.

- Un sifflet 100 décibels : pour appeler à l'aide ou envoyer un signal.

- Un tire-tique : pour enlever une tique proprement.

- Du petit matériel de bricolage ou de bidouillage, par exemple pour fabriquer une attelle : des cerflex, de la ficelle, une paracorde, une aiguille et du fil, du scotch, un petit outil multifonction, un cutter, des élastiques de différentes tailles.

- Une fiche d'identité : un petit papier rassemblant toutes les infos nécessaires à des personnes découvrant votre corps inconscient : votre identité, votre adresse, les numéros de vos proches, votre groupe sanguin et celui de vos proches, etc.

- Des sacs plastiques : pour transporter du matériel, un membre coupé, ou remplacer un gant.

- Du papier, un crayon, un marqueur noir : pour pouvoir laisser des messages, noter une info très importante, laisser une trace sur un mur.

- Quelques billets : pour avoir un peu d'argent liquide en cas de besoin.

- Une petite éponge : pour nettoyer une surface.

- Une petite cuillère : pour administrer un médicament ou manger sans les mains...

- Un petit briquet : pour faire du feu si besoin.

-  Un paquet de mouchoirs : toujours utile !

- Un couteau suisse : je vous recommande le modèle Work Champ ou Swiss Champ, ou toute autre couteau équipé d'un ciseau, d'une pince et d'une scie.

- Une mini-lampe rechargeable manuellement : pour avoir de la lumière en toute circonstance

- Une petite trousse pratique et étanche pour transporter ce matériel : pour ma part, tout tient dans une trousse de 20x15x15 centimètres. Le tout pèse environ un kilogramme.

 

Rassembler tous les objets de cette liste prend quelques heures et coûte 100 à 300 euros en fonction du matériel choisi. Ce kit vous servira pour toute la vie.

Mon kit contient également d'autres objets dont je parlerai dans de prochains épisodes.

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Vous êtes arrivé-e jusqu'ici ? Bravo !

À bientôt pour le prochain épisode de Survivre à Grenoble, sur un sujet qui sent la poudre...