Gendarmeries incendiées : Des perquisitions et des saisies

26/01/2014
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Mardi 22 janvier, dans le cadre de l'enquête sur les incendies de locaux et de véhicules de la gendarmerie à Grenoble puis à Meylan en 2017, la police a mené plusieurs perquisitions dans l'agglomération grenobloise (squats, appartement, local associatif), avec saisie de matériel informatique.

Nous attendons des recoupements d'informations pour communiquer plus précisément sur la situation.

Rappelons que plusieurs actions directes de grande ampleur ont marqué l'agglomération en 2017 : l'incendie du CCSTI, l'incendie de véhicules d'Enedis, l'incendie de locaux et de véhicules de la gendarmerie à Grenoble puis à Meylan, le sabotage de 180 valideurs de la TAG.

L'année 2018 a également été marquée par l'incendie anti-carcéral d'une dizaine d'engins de chantiers, de véhicules et une partie de l'entrepôt de la société Eiffage à Saint-Martin-d'Hères.

Depuis bientôt deux ans, plusieurs dizaines de policiers et de militaires cartographient les milieux contestaires en Isère et préparent des actions. Des convocations, perquisitions, saisies de matériel, filatures et mises sur écoute étaient à redouter depuis des mois. Dans le même temps, des "indics" ont probablement tenté ou réussi à infiltrer des réseaux contestataires de l'agglomération, ou été recrutés en leur sein par des méthodes de chantage.

Si vous n'avez rien à voir avec ces incendies, mais que vous n'avez pas envie de vous faire surveiller, nous vous recommandons vivement la lecture des Guides d'autodéfense numérique et du manuel Face à la Justice, face à la police.

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À propos des infiltrations policières

Nous vous recommandons deux articles publiés sur ici Grenoble :

- Les indics de la police : Deux témoignages grenoblois

- Reportage : Comment la police infiltre les réseaux militants

Photo : Voiture de police incendiée à Paris, mai 2016