Procès des "4 de Grenoble" : Le verdict

28/04/2022
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Le verdict final du procès des trois majeur-e-s des "4 de Grenoble" (le procès a eu lieu le 7 juillet) est tombé : 70 heures de travail d’intérêt général à effectuer dans les six mois (ou une amende de 1 000 euros).

Rappelons qu'après plus de 30 heures de garde à vue et des perquisitions fouillées, 3 étudiant-e-s et un lycéen de Grenoble étaient accusé-e-s d'avoir agressé des militants de l’Union nationale inter-universitaire (UNI) dans la nuit du 19 au 20 avril.

Ils passaient en procès pour "violences en réunion avec ITT de moins de 8 jours".

Les 19 et 20 avril, plus d'une centaine de militant-e-s s'étaient rassemblé-e-s devant la Préfecture de police, avec le soutien de 40 organisations. Tou-te-s dénoncent une disproportion totale entre les accusations et la réponse policière, les provocations et les insultes régulières de militant-e-s de l'UNI, la criminalisation de la jeunesse qui se mobilise face aux inégalités et aux réactionnaires.

Voici le communiqué de presse du 28 avril signé par 40 organisations :

"Les 4 lycéen·ne·s et étudiant·e·s placé·e·s en garde à vue depuis lundi matin ont été libéré·e·s l’un·e après l’autre, avant et pendant le rassemblement de soutien organisé ce mardi soir à l’appel d’une quarantaine d’organisations politiques, syndicales et associatives.

Alors que la possibilité d’une nouvelle prolongation des gardes à vues et d’un passage en comparution immédiate voire d’incarcérations préventives était envisagée, la libération des 4 de Grenoble apporte un soulagement aux familles et à l’ensemble des soutiens.

C’est la solidarité exprimée par les différentes organisations, par des élu·e·s et par des rassemblements qui a participé de manière importante à ce dénouement.

Ce soulagement advient au terme d’une semaine durant laquelle l’UNI a cherché à se poser en victime afin de justifier la répression contre les lycéen·ne·s et étudiant·e·s mobilisé.e.s et à jeter l'opprobre sur les milieux et les organisations qui rejettent les idées réactionnaires et leurs méthodes.

Avec le relais de personnalités de droite, d’extrême- droite et leur réseau de harceleurs en ligne, les militants de l’UNI cherchent à intimider et à criminaliser des jeunes qui se mobilisent contre les inégalités et les réactionnaires.

L’UNI Grenoble est pourtant connue pour avoir perturbé plusieurs meetings politiques de gauche durant la campagne des présidentielle (F.Ruffin, N.Artaud, P.Poutou) et pour ses provocations et insultes régulières envers des militantes et militants. Allant même jusqu'à les suivre dans les transports en commun, en ville, sur le campus etc. Elle est également connue pour avoir appelé à voter M. Le Pen lors des élections.

L'altercation qui est survenue le soir du 19 avril n'est autre que la résultante d'une énième provocation de la part de ces militants de droite et d'extrême droite. La vidéo qui a circulé sur les médias est issue d'un montage grossier qui prend soin de couper le son lorsque ces derniers lancent des insultes."