SAMU social de Grenoble

Soutien des personnes sans abri

Le SAMU social de Grenoble est composé de bénévoles qui, chaque soir, sillonnent les rues de l'agglomération grenobloise à la rencontre des personnes sans abri.

Porté par l'association Vinci-Codex, le SAMU social de Grenoble a fêté ses 25 ans en 2014.

Dans un article du Dauphiné Libéré du 2 novembre 2014, le cofondateur et président nous expliquait les origines de l'association : « Tout a commencé avec un groupe d'étudiants qui a décidé de mettre en place des maraudes pour aider les sans abri. On avait 18-19 ans, on voulait sauver le monde. D'un côté, on voyait des bennes se remplir de bouffe invendue et, de l'autre, des personnes qui ne mangeaient jamais à leur faim. Ça, ça n'a pas beaucoup changé en 25 ans... ».

Le SAMU social regrouperait 140 bénévoles, dont une cinquantaine de militant-e-s assidu-e-s. « Le double serait l'idéal » précise le président. 11 000 interventions seraient réalisées par an, ce qui représenterait environ 2000 personnes rencontrées dans les rues de Grenoble.

Que fait le SAMU social ? « On sert un café, mais on oriente aussi vers un centre d'hébergement, les urgences, les sapeurs pompiers, une structure d'aide », ou il s'agit tout simplement de prendre le temps de discuter avec les personnes sans abri.

L'association, qui fonctionne sans salarié, toucherait une subvention de 22 900 euros par an de la direction départementale de la cohésion sociale, ainsi que divers dons.

Le Dauphiné Libéré pose une question : « En 25 ans, les choses ont-elles changé dans la rue ? » Réponse du président du SAMU social : « Il n'y a pas moins de monde. Au contraire. Et la misère s'est précarisée, certaines situations se sont encore, un peu plus, dégradées. Et depuis quelques années, à la population ''nationale'' s'ajoutent des demandeurs d'asile. Et qu'on ne se trompe pas, il n'y a pas de profiteurs. Ces personnes préféreraient pouvoir rester dans leur pays, dans leur ville, mais elles ne le peuvent pas pour leurs idées politiques, leur religion. Du radicalisme s'installe dans de nombreux pays, radicalisme religieux souvent qui oblige des milliers de personnes à fuir. Ces personnes, on en peut pas les rejeter comme ça […] On ne peut que constater l'échec de l'État [sur les situations d'urgence]. »

Pour renforcer le soutien aux personnes sans abri, le président du SAMU social en appelle à l'engagement des municipalités, et au soutien des personnes retraitées.

Sources : Dauphiné Libéré, 02/11/14

Pour en savoir plus sur le fonctionnement au quotidien du SAMU social de Grenoble, nous vous recommandons également ce reportage de Place Grenet.

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