Paysages de France

Informations et actions contre la dégradation des paysages

L’association Paysages de France lutte contre les dégradations du paysage causées par les panneaux publicitaires illégaux, les antennes-relais, les carrières, les éoliennes, les lignes aériennes, les loisirs motorisés, les politiques d’urbanisme, etc.

Elle réalise des actions de sensibilisation auprès des scolaires, du grand public et des élu-e-s. Elle intervient de diverses manières : courriers, communiqués de presse, manifestations, démontage de dispositifs portant atteinte aux paysages, actions auprès des pouvoirs publics ou des contrevenants, actions en justice, sorties culturelles…

En 2015, l'association a remporté une belle victoire avec la décision de la ville de Grenoble de ne pas renouveler son contrat publicitaire avec JC Decaux. 326 panneaux publicitaires (227 sucettes, 20 colonnes et 64 grands panneaux) seront déboulonnés en 2015. Une cinquantaine d'arbres devraient être plantés à la place.

Cette décision était l'une des promesses de campagne d'Eric Piolle. La remise en concurrence du contrat publicitaire avec la ville de Grenoble était prévue le 31 décembre 2014. En dix ans, JC Decaux aurait versé 6 millions d'euros à la ville de Grenoble, dont 650 000 euros en 2014. L'adjointe Lucille Lheureux affirme que le nouveau contrat avec JC Decaux aurait de toute façon été moins intéressant pour la ville de Grenoble, rapportant au mieux 150 000 euros par an.

La publicité ne disparaît cependant pas des rues, puisque les 1200 abribus JC Decaux sont toujours en place, le contrat avec le syndicat mixte des transports en communs courant jusqu'en 2019. Ce contrat rapporterait 500 000 euros par an au SMTC. (source : Dauphiné Libéré , 24/11/14, 25/11/14, 26/11/14 et 28/11/14)

La décision de la ville de Grenoble a fait des remous dans les milieux publicitaires. Citons la réaction du publicitaire Jacques Séguéla : « C'est avant tout une atteinte à la liberté d'expression […] Il n'y a que les dictatures qui suppriment la publicité. […] Sans publicité, le pays devient sous-développé. Grenoble donne l'exemple de la régression. » (DL, 06/12/14)

Quelques jours plus tard, l'association Paysages de France était menacée par téléphone : une personne se présentant comme « un afficheur » d'une entreprise menacée de fermeture menaçait de « défoncer la tête » des anti-pubs. Le président de l'association à porté plainte. (DL, 29/12/14) La semaine précédente à Gières, plusieurs membres de Paysages de France avaient recouvert un panneau 4 mètres par 4 mètres du slogan : « Pas de pub, des arbres ». (DL, 21/12/14)

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