Procès du journal Le Postillon

Mercredi 29 juin 12h00

Il y a quelques mois, le maire de Pont-de-Claix et président de la Métro, Christophe Ferrari, et sa directrice de cabinet, Yveline Denat, ont porté plainte pour injure et diffamation contre un article du journal Le Postillon de décembre 2015 : Le système Ferrari à plein régime, Pont-de-Claix entre pistons, dérapages et mauvais goût. 21 000 € sont demandés en guise de réparation.

Une première étape du procès aura lieu mercredi 29 juin au Palais de Justice de Grenoble. Le journal Le Postillon appelle à venir les soutenir et s'informer de la situation entre midi et 13h30, devant le palais de Justice. Il y aura des nappes blanches, du vin d’honneur et des petits fours.

Le Postillon reconnaît une seule erreur dans son article : Il affirmait que Christophe Ferrari a augmenté son salaire de maire depuis 2014, alors que ce dernier l'a en fait diminué. Dans son récent numéro, le journal publie le droit de réponse du président de la Métro.

Voici le communiqué d'invitation du journal Le Postillon :

"C’est avec une émotion non dissimulée que toute l’équipe du Postillon a la joie de vous faire part de l’arrivée de son premier procès. Il a deux petits noms « Injure » et « Diffamation », et la paternité est à aller rechercher du côté de Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole de Grenoble, et de sa directrice de cabinet Yveline Denat. Un premier procès est une étape très importante dans le développement d’un petit journal local indépendant. Chacun sait que cela permet de faire un maximum de publicité, d’augmenter les ventes et de prouver son utilité. Cependant, la recherche du procès est un art très délicat : il ne faut pas se faire poursuivre par une personne insignifiante (un procès contre un responsable d’union de quartier ou un obscur conseiller municipal est ainsi à éviter), ni pour des attaques trop bêtes (se faire poursuivre pour avoir écrit « le maire est une sous-merde crapuleuse crypto-fasciste » est également à proscrire). Cela fait six ans et demi que Le Postillon cherchait à tâtons un procès intéressant : ce procès contre le président de la Métropole est donc une consécration."